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LES PECHEURS D'ISLANDE
1852 - 1935

LES TERRE - NEUVAS


PHOTOS D 'HIER
en bas de cette page : Plouézec et la pêche en Islande
conférence le mardi 29 juillet et le mercredi 13 août 2008 à Plouézec sur la pêche en Islande
lire ce témoignage du dernier islandais de Plouézec en bas de page
Pierre LOTI 1850- 1923 consacra un roman à cette aventure intitulé
"Pécheurs d'Islande" qui obtint le prix Vitet en 1886
Goelette islandaise
Quai Morand à Paimpol

Armement des bateaux

Mise en place des voiles

Chargement du sel à bord des goelettes

Les quais déserts pendant la grande campagne de pêche longeaient les bassins jusqu'à l'embouchure du port , sous la tour de Kerroc'h
Le quai Morand doit son nom à un armateur de Paimpol
A marée basse, les bateaux échoués sur la grève effectuaient leurs réparations ; ainsi accessibles aux charrettes chargeant et déchargeant le poisson
Les goélettes étaient un spectacle distrayant et permanent pour les badauds
Avant 1902, un seul bassin, découvert deux fois par jour, était envahi de centaines de mâts
Le 2ème bassin à flot, commencé en 1898, a été inauguré en 1904 à l'apogée de l'aventure islandaise
Lors des armements, les spectateurs assistaient à la vérification des cordages, filins et voiles, tandis que les enfants jouaient sur les quais déserts avant l'immense effervescence du départ
On chargeait des barriques de cidre, de vin, d'eau douce, des vivres, des pommes de terre, pour le ravitaillement des marins, ainsi que des effets pour les matelots, du matériel de pêche, des appâts, et le combustible bois ou charbon, pour le chauffage et la cuisine
Le départ des "graviers" était précédé de la bénédiction des marins pour Terre Neuve
Le pardon des Islandais rassemblait une foule énorme vers la mi-février
La Vierge portée par les marins était précédée du groupe des moussaillons
Après la messe, la procession de Notre Dame de Bonne Nouvelle traversait les rues et se dirigeait vers le port
Lors du pardon au moment de la bénédiction des goélettes, la fête s'accompagnait d'animations manèges et célébrations profanes et laïques
Avant le grand départ, des tonnes de sel étaient chargéesdans les cales pour saler la morue après séchage sur les grèves de Terre Neuve
Au milieu de la saison, le poisson était chargé sur des " chasseurs" qui le rapportait en France

A Paimpol aujourd'hui vous pouvez visiter le Musée de la Mer, rue Labenne , près du port
On y découvre la vie des pêcheurs d'Islande et toute la richesse maritime de Paimpol et de sa région

rendez-vous sur le site pour plus d'infos

Paimpol Le Quai Central

La dernière goélette armée pour la pêche en Islande a été " La Glycine"
Blason de la ville de Paimpol pour la pêche en ISLANDE


PHOTOS D'AUJOURD'HUI

En 1924 pour la Toussaint le Journal L'Illustration fait sa "une " avec
LE MUR DES DISPARUS
A Ploubazlanec "Mémoire d'Islande" est une exposition dans une petite maison près de la mairie qui retrace l'histoire à l'aide de photos, cartes marines, journaux de bord et dessins
Maison de pêcheur , reconstituée lors du tournage du film " Pêcheurs d'Islande " en 1995

Plaque commemorative à l'entrée du cimetière de Ploubazlanec
LE MUR DES DISPARUS
Ci-dessus quelques unes des plaques commémoratives figurant au Cimetière de Ploubazlanec - Le Mur des Disparus - retraçant les pertes humaines subies lors dela Grande Pêche à la morue en Islande

Les veuves de Ploubazlanec venaient se recueillir davant le mur des disparus
La Croix des Veuves
Ploubazlanec
C'est l'ancienne " Croas Pell" d'où les femmes des marins pouvaient apercevoir les grandes voiles blanches des goélettes à leur retour
La Chapelle de La Trinité en- dessous de la Croix des Veuves, dédiée à Notre Dame des Marins . C'est ici qu'aborda au 5ème ou 6ème siècle, Saint Pebrel
Conformément à sa promesse faite avant de quitter la Cornouaille, il y édifia un oratoire en l'honneur de la Trinité. Au 12è siècle , des moines établis sur l'île de St Riom venant se ravitailler sur le continent, furent pris dans une violente tempête
S'étant recommandés à la Trinité , ils furent jetés à la côte, mais vivants, et firent le voeu de bâtir une chapelle à cet endroit
La chapelle actuelle fut bénie par Mr Augustin David, le 26/10/1868, évêque de St Brieuc, qui fit également bâtir la Tour de Kerroc'h
Le Pardon de Notre Dame des Marins est célébré le 4 ème dimanche de Pâques

Chapelle de Perros Hamon à Ploubazlanec, vieille d'environ 8 siècles
Près du petit village de pêcheurs de Pors Even , immortalisé par Pierre Loti
Cette petite chapelle récemment restaurée abrite sous son porche les "derniers Mémoires" authentiques des disparus en mer
"Mémoires" à l'entrée de la chapelle de Perros Hamon à la mémoire des marins disparus au large de Terre Neuve
"Mémoires" à l'intérieur de la Chapelle de Perros Hamon
Intérieur de la Chapelle de Perros Hamon - l'Autel
La 1ère évocation de Pen -Roz ( Perros Hamon) " le haut de la coiline " apparaît en 1198
L'abbaye de Beauport (Kérity) avait hérité en 1202 de 13 paroisses du Trégor-Goélo, dont celle de Perros-Hamon, mais ce n'est qu'en 1824 que le quartier fut intégré à la commune de Ploubazlanec
La chapelle a été rénovée en 1992 par les Beaux-Arts et l'autel a été entièrement redoré à l'or fin
La vocation maritime de Ploubazlanec est liée à celle de la chapelle et de la pêche hauturière, la morue surtout . Dans la chapelle, le vitrail du tran-sept retrace le sauvetage de l'équipage du " Ville du Havre", un trois mâts qui a sombré en 1841 au large de Terre Neuve lors de la pêche à la morue, et l'équipage ayant pu se réfugier sur un iceberg , a pu ensuite rejoindre la terre ferme! On a alors parlé de miracle, mais les textes retrouvés authentifient l'aventure. Le capitaine était originaire de Perros Hamon et une grande partie de l'équipga native de Ploubazlanec. Les rescapés se sont rendus pieds nus à la chapelle pour remercier Notre Dame de Perros Hamon .....
Avec l' Islande et la pêche à la morue, pratiquée de 1852 à 1935 , vous retrouverez le caractère profondément humain de la chapelle de Perros Hamon
Si cette période relativement récente fut source de profits pour les armateurs, les chantiers, les voileries et les commerces paimpolais, elle fut, pour les équipages de toute la région une bien triste époque
Chaque année à Paimpol, de 1852 à 1935, 40 à 50 goélettes appareillaient avec chacune 20 à 25 hommes à bord
120 goélettes furent perdues durant ces 83 années de pêche dont 70, corps et biens
On estime à 2000, le nombre de marins pêcheurs engloutis dans la froide et violente mer d'Islande
La chapelle de Perros Hamon, village éminemment " islandais" porte sur les murs de son porche, les "Mémoires" authentiques de quelques- uns de ces chers disparus, qui feront s'exclamer Pierre Loti: " L'Islande, toujours l' Islande"
La Vierge de Perros Hamon aura sa statue sur chaque navire
Pierre Loti et Guillaume Floury dit le Grand Yann sont venus à plusieurs reprises dans cette chapelle qu'ils appelaient déjà en 1884 , "la Chapelle des Naufragés "
Le Pardon se célèbre le lundi de Pâques
Chapelle classée Monument Historique, aux bons soins des Beaux Arts et de la Municipalité
Juillet 2006 en Islande à Grundarfjordur

Une croix de granit, vieille de 250 ans, est déposée en hommage aux milliers de marins bretons disparus en mer au large de l' Islande
Cette croix a été transportée par l'Etoile, goélette de la Marine Nationale Française, réplique des goélettes qui partaient à la pêche à la morue, de Paimpol à Grundarfjordur, accompagnant la régate des Skippers d'Islande



Comme chaque année , Paimpol fêtera en juillet les Islandais , en mémoire aux nombreux marins partis mais jamais revenus pendant la période de la grande pêche sur les bancs de Terre Neuve et en Islande


PLOUEZEC ET LA PECHE EN ISLANDE
En 1910, la goélette de François-Marie VIDAMENT, " L'Hygie" disparaît " corps et biens " en Islande, avec 18 hommes à bord, tous de Plouézec

Si plusieurs matelots ou marins pêcheurs sont morts de maladie ou de chute par dessus bord, beaucoup sont portés disparus à la suite de la perte corps et biens de leurs bateaux

Parmi les catastrophes qui ont causé le plus de victimes parmi les Plouézécains, on notera :

La Fourmi : 23 morts en février 1881
Caroline : 14 morts en avril 1885
Petite Jeanne : 11 morts en mars 1887
Notre Dame de la Rance : 24 morts en mai 1892
Brune : 12 morts en avril 1901
Pilote : 4 morts en avril 1901
Marie- Louise : 17 morts en février 1905
Etoile d' Arvor : 21 morts en mars 1907
Hygie : 18 morts en mars 1910
Maryvonnic : 21 morts en mars 1911
Bar Avel : 14 morts en août 1927

Il y a 321 noms recensés entre 1852 et 1935 , de Jean- Marie JEGOU, disparu en novembre 1854 sur " Les Amis Réunis" à Joseph LECH'VIEN en février 1933 sur le " Kerroc'h"

L'équipage de l' Hygie
A la mémoire des Islandais : l'enfance islandaise de François Jouanjean
Le dernier " islandais " Plouézécain, âgé de 90 ans, raconte (juillet 2008)
Descendant d'une lignée de pêcheurs d'Islande, François est le dernier islandais plouézécain

Il est fils et petit-fils de pêcheurs à Islande . Son grand-père a fait 34 campagnes de pêche et il a connu jusqu'à 65 goélettes dans le port . Son père fait partie de " La Glycine", dernière goélette pour Islande en 1935 . Ses oncles partaient aussi !

Farnçois part en 1933 quand la pêche commence sérieusement à péricliter, comme mousse sur le " Marie-Louise Schaffino", navire de commerce de 10.000 tonnes, puis dans la Marine Nationale jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale

Il a 17 ans quand son père débarque de "La Glycine" pour la dernière fois- il est second capitaine et y a passé 15 ans . Il a pêché, à lui seul, 4000 morues comptabilisées par les langues coupées que chacun jetait dans un seau à ses pieds, les jointures d'articulation des doigts creusées par le sel.
Les marins se protégaient avec de l'huile de foie de morue artisanale fabriquée à bord
Il se souvient : en février, on conduisait son père en charrette à Paimpol et il ne rentrait qu'en août, après six mois de campagne. Il devait alors se charger du désarmement de la goélette. Les bateaux étaient échoués pour le colmatage et la calfeutrage et puis il y avait le réarmement avant six autres mois de campagne
Entre-temps, père et grand-père assuraient la vie des deux fermes

Le mois de février revenait. C'était le grand Pardon des Islandais. Il y avait foule sur les quais. Les veuves étaient nombreuses et jeunes et parfois très belles !!!
Plus de 2000 disparus rien qu'en Islande !

En février, les marins étaient recrutés au café, après la messe . Le denier de Dieu, pécule donné à l'épouse avant le départ pour élever les enfants, est fonction de leur qualité de pêcheur ou de marin . Pour appâter les marins, on leur offre un canon de rouge à 14° au lieu de la traditionnelle bolée de cidre! Les bateaux partent avec la marée. Un remorqueur les aide à sortir de l'écluse et du chenal. Ils sont alors pointés au fur et à mesure par le sémaphore de Bilfot à Plouézec. Tout comme au retour en août.

Ceux qui revenaient, mouillaient le long de l'île de Saint-Riom. Ils attendaient une marée favorable pour entrer au port de Pampol. Avec leurs cales pleines, il leur fallait plus de fond . Pour patienter, le ravitaillement (pain, beurre et lard) arrive de Pors-Even, Port-Lazo, parfois de Bréhec . Femmes et enfants aussi ! Mais ces derniers attendent à bord des canots tandis que les épouses, après six mois de séparation montent à bord visiter les cabines....!!!!

La vie de pêcheur à Islande est dure; un peu moins pour ceux qui avaient une double vie- celle de marin et celle de terrien -
Les autres, les habitants des villes devaient trouver un travail à terre pour les six mois

Les six mois de bord pour ces Islandais comptaient pour un an sur leur livret de navigation . Leur salaire était le double d'un marin normal et ils pouvaient prendre leur retraite à 50 ans.Le plus marquant était la solidarité et aucune dissension n'existait entre eux
Portait de François - Marie Jouajean réalisé par M.Leureuset, artiste local
Les goélettes
Tableau de Georges Malbert, peintre plouézécain
D' autres informations sur Paimpol et la pêche en Islande
Dans le Kaskrudsfjordur, fjord de la côte est de l' Islande, l'ancien hôpitla français construit en 1905 pour les marins pêcheurs français, essentiellement bretons, par la Socité des oeuvres de mer
Un prête parlant français et breton y était affecté d'avril à septembre chaque année
Cet hôpital construit das la petite localité du même nom, Kaskrudsfjordur, au fond du fjord, a été fermé en 1922 . Il a été démonté et installé près de l'embouchure du fjord . Dans le cadre d'un projet franco-islandais, il avait été décidé en 1996 de le restaurer et de le réinstaller à son emplacement initial, mais l'intendance n'a pas suivi et le bâtiment a continué à se dégrader; Il semblerait que les crédits nécessaires aient enfin pu être réunis et que ce témoignage émouvant de la présence bretonne sur les côtes de l' Islande doive bientôt être sauvé

Reportage de Aziliz Le Nail 14 ans partie en Islande avec sa famille sur les traces des Bretons
SPECTACLE

Opéra Rock en 2 actes consacré aux Pêcheurs d'Islande
Agapanthe
Le pays du bout du monde
Rendez -vous sur le site : Opéra Agapanthe pour en

livret original, paroles et musique Claude MARTY Arrangements et direction musicale : Michaël CAVALIER
Musiques additionnelles:
Christophe LE QUELLEC / Michaël CAVALIER

Création lumière : Joël VIOT
Décors et mise en scène : Joël CAVALIER

avec la participation amicale de Jacques Weber (voix off)

A la fin du XIXème siècle sur le port de Paimpol.

La goélette Agapanthe retrouvée errante et sans équipage au large de l'Islande est restée au port. Ruiné, son armateur, Louis (Fred LOPEZ) met ses derniers espoirs de reconquête sociale dans le retour de son fils Camille (Michaël CAVALIER). Mais ce dernier rêve de devenir artiste peintre.

Au contact de Pierrick, (Marc BOTREL) l'ami d'enfance rebelle, d'Aimée (Cassandre MANET) la jeune paimpolaise dont il tombe amoureux,et de Marie (Jackie MONTANARI) gardienne des traditions,Camille découvre l'univers des pêcheurs d'Islande et rallie leur cause au péril de sa vie.
La légende des terre Neuvas

Le festival de BOBITAL doit tout aux Terres Neuvas
Cahque année est l'occasion de rappeler le souvenir des marisn, qui, durant cinq siècles, sont partis pêcher la morue au large de Terre Neuve
On peut y voir les doris et le matériel de pêche et entrevoir la dureté du métier , de ceux qu'on a appelé les forçats de la mer

LE TERRE - NEUVAS

C'est vers 1390 que des baleiniers basques à la recherche de cétacés découvrent de grands bancs de morues au large d'une côte inconnue qu'ils nomment " La Terre Neuve"
C'est le début de l'aventurre des terre-neuvas qui partent de longs mois pêcher la morue dans les mers froides
On appellera çà le "grand métier " car ces hommes ne sont pas des marins ordinaires, ils mènnet à bord une vie très rude et et qui exige surtout une résistance physique et morale exceptionnelle
La "grande pêche " nécessite une longue traversée vers les hauts fonds riches en morue du sud-est de Terre Neuve et du golfe du Saint-Laurent
Les bateaux partent des ports normands et bretons dont Paimpol, parfois plus bas et font relâche à Saint Pierre et Miquelon pour le ravitaillement
La pêche à la morue pratiquée dès le 15ème siècle connut ses heures de gloire aux 17è et 19è siècles
La campagne de pêche dure de fin février à septembre
Dès novembre, le capitaine recrute son équipage, variant de 22 à 30 homme,s qu'il va chercher quelquefois très loin, des hommes robustes ou des gamins qui se font embauchés comme mousses
Après le plein de provisions et de sel, le bateau, une goélette à hunier, appareille pour rejoindre en une vingtaine de jours, la zone de pêche
A l'arrivée, le premier travail consiste à attraper les bulots, les sardines ou encornets qui serviront à amorcer les hameçons
Les drisses entrent ensuite en action, manoeuvrées par 2 hommes qui vont poser les lignes et les relever
Les morues sont ensuite étripées, décapitées, lavées et "enoctées"et salées
Le salage se fait en tonne dans des tonneaux ou en grenier dans la cale en alterant une couche de sel et une couche de poisson
Quand la pêche est bonne, elle est débarquée à Saint Pierre et Miquelon pour y être séchée sur les graves et ramenées en France sur des chasseurs
Sinon les bateaux rentrent en France, les cales pleines, et vont y être réparés pendant l'hiver
Le salaire sera fonction de la quantité de poisson ramenée, entre 1500 et 4000 morues par homme
La pêche ne s'interrompait jamais et les équipes se relayaient sans cesse, le temps de repos ne dépassait pas 6 heures
Ce fut un travail très pénible, les morues étaient jetées des doris sur le pont
Il nécessitait aussi de l'adresse pour les dépecer rapidement
Le terre-neuvas portait des sabots ou des bottes en cuir ou de toile enduite, des vêtements lourds et épais, pantalons, veste et suroît de grosse toile, gants de laine
Les mains souffrent de l'eau et du sel, et les blessures sont nombreuses
La mauvaise nourriture entraine des carences alimentaires et le froid provoque engelures et affections pulmonaires, sans parler des problèmes psychologiques
Le brouillard continuel prive de tout horizon et l'insécurité est permanente; c'est ce que les galériens de la brume ont appelé l'enfer des bancs
Cette brume surprend les doris qui sont incapables de s'orienter pour rejoindre la goélette
Il faut aussi compter les tempêtes violentes et les nombreux naufrages
En un siècle, une centaine de bateaux de la flotte de Paimpol soit à peu près 2000 hommes ont disparu

La mer est une mangeuse d'hommes !!!