MICARMOR
Le Pays attire les talents
   Accueil
   L' Association Micarmor
   Adhérer à l'Association
   Les formations
   Les actualités
   Notre Région sur le Net
   Les Evènements régionaux
   Le Pays attire les talents
       Artistes peintres du Goélo
       Maquettes de bateaux
       Yves Caroff Les sentiers de randonnée
       Céramistes et potiers
       Les Papillons des Côtes d' Armor
           Papillons 1° Partie
           Papillons 2° Partie
           Papillons 3° Partie
           Papillons 4° partie
           Papillons 5° Partie
           Papillons 6° partie
           Papillons 7° partie
           Papillons 8° Partie
           Papillons 9° partie
           Papillons 10° partie
           Papillons 11° partie
           Papillons 12° partie
           Papillons 13 ° partie
           Papillons 14 ° Partie (b)
           Les Papillons et les jeunes
       Les Vieilles pierres
   Le Portail des Associations
   Les Chambres et Gîtes d'hôtes
   La Vieille Auberge de Bréhat
Les Papillons 13° partie
Edité le10 Déc 04

Avant de parler du Sphinx du troène* et de la Mégère, les deux papillons examinés ce mois-ci, je voudrais attirer votre attention sur l'importance des talus et des haies pour le maintien de la biodiversité.
(*Cliquez sur ce mot pour tout savoir sur ces deux papillons).
De l'importance des talus et des haies.
De nos jours, non seulement les territoires laissés à la nature ont diminué en surface, mais surtout, du fait de l'agriculture intensive, ils sont devenus impropres au développement de toute vie naturelle. Plus de fleurs sauvages, plus d'oiseaux, plus de petits mammifères et encore moins d'insectes dans ces champs consacrés à la monoculture et arrosés continuellement par toutes sortes de pesticides.
Paysage de culture intensive
Un véritable désert pour la faune et la flore
Il ne reste plus, pour permettre la survie de cette faune et de cette flore, que les talus et les haies. C'est peu, mais ce serait sans doute suffisant si on en prenait conscience et, par conséquent, si on les gérait différemment.

Dans les haies et sur les talus se développent arbres, arbustes, plantes basses et fleurs sauvages. Dans ce micro biotope toute une petite faune trouve gîte et nourriture. Les oiseaux et les petits mammifères trouvent graines et insectes pour se nourrir, les chenilles des feuilles et des plantes basses, les papillons le nectar des fleurs. Tout ce qui ne peut plus vivre dans les champs transformés en nature artificielle se réfugie dans les haies et sur les talus.

Mais haies et talus ont une autre utilité importante dans le maintien de la biodiversité. Ils servent de couloirs de circulation. Grâce à eux les espèces peuvent se déplacer pour conquérir d'autres territoires, pour migrer, pour se mélanger et éviter ainsi les risques de consanguinité.
La diminution importante d'oiseaux et d'insectes constatée depuis quelques décennies trouve en grande partie son explication dans le remembrement qui a fait disparaître des centaines de kilomètres de haies et de talus d'une part, et dans le fauchage, souvent deux à trois fois par an, des talus, d'autre part. Ce fauchage non seulement fait disparaître par milliers les insectes qui s'y trouvent, mais fait disparaître également les plantes qui auraient pu servir de nourriture aux survivants. Et que dire de la pratique encore plus néfaste qui consiste à pulvériser des herbicides sur ces talus réduisant pour toute une saison les chances d'une repousse. Sans compter les effets secondaires de cette pratique, pollution de l'atmosphère et des ruisseaux et laideur des sites traités.
Un talus avant la fauche
Fleurs et arbustes abritent une multitude d'être vivants et favorisent la biodiversité
Un talus après la fauche
Tout est mort et la
nourriture des insectes, des oiseaux et des petits mamifères a été définitivement broyée
Il n'est pas question, bien sûr, de ne pas entretenir haies et talus, mais cet entretien doit être fait différemment. Une seule fois dans l'année par exemple, ou même pour certains sites, une année sur deux. Il faut attendre la fin de la saison. Au mois d'Octobre ou de Novembre la nature commence sa dormance hivernale et la fauche aura beaucoup moins de conséquences. Certaines communes du département ont compris l'intérêt et l'importance de cette gestion des talus et ont commencé à pratiquer ce que l'on appelle la fauche tardive. Il serait souhaitable que cette pratique se généralise. De même, il serait souhaitable qu'au moins les municipalités et les particuliers s'abstiennent d'utiliser des herbicides sur les talus qui leur appartiennent ou dont ils ont la gestion.

Si communes et particuliers faisaient un pas dans la direction d'une meilleure gestion des talus et des haies, nous pourrions alors conserver l'espoir de voir la flore et la petite faune de notre région continuer à enchanter ceux qui savent les regarder.
La prochaine fois je parlerai des jardins, autre possibilité importante pour contribuer au maintien et au développement de notre nature de proximité.